Mardi 12 décembre 2017

Icône de Dieu (Esaïe 60,1-3)


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En hébreu, le terme «aurore» est dérivé du verbe «se lever»; c’est le mot clé de ce passage. La lumière s’élève comme lorsque le jour illumine les terres plongées dans l’obscurité de la nuit. Mais ici, ce n’est pas le soleil qui est source de lumière: la gloire du Seigneur est la manifestation ultime de toute lumière. Cependant, cette gloire est comme réfléchie dans le monde par autre chose qu’elle-même. Dieu ne se manifeste pas directement au monde dans sa gloire – celui-ci n’y survivrait pas. On peut tirer une analogie avec le feu. Il est source de lumière, mais s’il n’est pas contenu dans autre chose, il mange tout et dévaste tout. Ainsi, Dieu se manifeste au travers d’un/d’une autre que lui-même qui devient alors porteur de lumière pour le monde, un phare dans la nuit. On peut utiliser l’image de la lampe: le feu est contenu dans une lampe et c’est ainsi qu’il peut réellement éclairer et non détruire. C’est au travers du verre de la lampe qu’il devient lumière de vie et c’est ainsi que Dieu est lumière pour le monde: non pas une lumière aveuglante et destructrice par son immédiateté, mais une lumière bienfaisante, parce que médiatisée. Comme la lumière d’une icône orthodoxe: elle s’élève et illumine le monde de l’intérieur des saints, dans l’image, reflet de la gloire de Dieu dans le monde. Demain, nous verrons quel est le photophore de ce texte.

Elio Jaillet

Prière: Seigneur, je veux vivre ta gloire; qu’au point du jour je sois là et me laisse mettre en lumière par la rencontre de ton Fils, Jésus-Christ.  

Référence biblique : Esaïe 60, 1 - 3

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