En général, la naissance d’un enfant est annoncée à l’état-civil, aux amis et aux connaissances, après l’accouchement. Mais dans la Bible, les naissances sont souvent annoncées avant l’heureux événement. Trois hommes (deux anges ?) rendent visite à Abraham et lui annoncent que, l’année prochaine, sa femme Sara aura un fils. Un ange annonce à Zacharie qu’Elisabeth aura un fils, qu’il nommera Jean.

C’est encore un ange, Gabriel, qui annonce à Marie la naissance d’un fils qu’elle nommera Jésus. A chaque fois, des grossesses improbables: Sara et Elisabeth sont âgées et Marie n’est que fiancée à Joseph. Ce qui leur est annoncé est de l’ordre de l’inattendu, de l’inespéré, de l’incroyable.

Et si le Noël à venir pouvait revêtir un aspect inattendu ? Un peu moins conforme à ce que nous attendons (et redoutons aussi un peu) : un Noël 2013 habituel, conforme à celui de 2012, avec la fièvre acheteuse, les repas copieux et sans, trop de tensions en famille pour autant que puisse se faire…

Et si, cette année, Noël pouvait prendre la forme d’une parole inattendue, d’une initiative inhabituelle de la part de quelqu’un dont nous aurions tout attendu, sauf ça?
Comme un bouleversement capable de donner un coup de neuf dans ce qui semble se répéter d’année en année. Nous pourrions être les récipiendaires de la divine surprise. Mais le surprenant et le bouleversant pourraient aussi sortir de notre bouche ou de nos mains. A l’image des anges, nous serions ainsi des annonciateurs de temps nouveaux pour des gens qui n’y croyaient plus.

Nous vous souhaitons un Noël inhabituellement béni. Et bien sûr une excellente nouvelle année.

Frans van Binsbergen